Archives de la Catégorie Ce qui n’est pas…voir le faux
“Tout ce qui se lie…”
Cela a été dit : « Tout ce qui se lie, se délie Sauf si une intention profonde… »
On aura cru qu’il était de notre devoir
De vouloir si fort que cela ne se délie pas
Nous aurons oublié que l’intention du monde
N’est pas de notre volonté
Mais alors quoi ?
Pourquoi tout ce remue ménage ?
S’accorder à ce mouvement profond
Surfer la vague
C’est trouver cet espace de paix, joie tranquille
Si je vois l’évidence, je ne me bats plus contre elle
Sans choix
Dans ce lâcher prise, sensualité illimitée
Le monde est jouissance par-delà le mur
Des convenances
Mais alors quoi ?
Pourquoi tout ce remue ménage ?
Brusquement… ce n’est pas un nuage gris
C’est le visage d’un enfant qui pleure
C’est tout son corps qui trésaille
De l’horreur
Et son regard vide, posé sur un monde
Hagard de ses incohérences
La jouissance se fait douleur
Les incompréhensions prenant corps
Les mots jetés à la figure
L’arrogance révélée
La beauté jetée en pâture
Feuille au vent Voit
Conscience
Discernement
Tout n’est pas à sa juste place !
Les hommes ont dressés des barrages
Sur le fleuve du vivant
Les hommes ont mis le feu aux savanes
Les hommes ont détruit l’âme de la forêt
Les hommes se battent pour des idées
Les hommes piétinent les fleurs sauvages
Je ne peux pas aimer ce désastre
Je ne peux pas me laisser convaincre
Alors …
Aimer ne se suffit plus
S’il ne se marie à la lucidité
L’intelligence ne se suffit pas
Si elle n’épouse l’amour
Lorsque ces deux bras se touchent
Et s’enlacent
Le miracle de la vie
Union sacrée en soi
« Tout ce qui se lie, se délie, sauf si une intention profonde… »
Le réel …
Quel est donc le visage du réel ?
Nous savons que nos sens nous offrent des représentations variées, ainsi le monde perçu par la pieuvre n’est pas celui du dauphin, ni celui du chien, ni celui de l’homme.
Nous savons que selon l’état de la psyché humaine, il s’offre encore en des colorations qui influencent les actes.
Nous savons que les hommes s’affrontent pour des idées, qui ne sont que des représentations du réel.
Nous savons que les sciences remettent en cause toutes les certitudes acquises.
Le chercheur découvre chaque jour, ses limitations de la vieille…
Le sens commun s’insurge devant ce fait : “Comment pourrions-nous vivre sans pouvoir décider et dire le réel, l’opposer à l’illusion, séparer le vrai et le faux !”
C’est sûr, cela met à mal tous les systèmes de pouvoir qui trouvent leur justification dans l’assertion de vérités concernant le réel, cela nous met tous au même niveau, nous ne pouvons prétendre dire ce que Cela est, juste témoigner d’une subjectivité.
C’est ici, même, que s’élève le chant, bruissement d’un monde toujours nouveau, dont la seule loi est amour, mourir et naître d’instant en instant, anéantissant toutes les arrogances.
Toutes les discussions prennent fin, toutes les séparations s’effacent, en cette musique.
Naissance au cœur de la vague…
Oui …
Quoi que nous fassions, en tant d’efforts, en compromissions
En cette saison. Position dans le cosmos
De l’hiver dans le nord, et de l’été dans le sud
L’éloignement est si grand …
Que nous ne pouvons que la discorde
Un jour peut être…
Plus que cet indicible qui nous lie
Nous pourrons
Parler doucement, tout simplement…
Assumer nos états d’âme
N’en rendre responsable
Aucune personne, aucune cause
C’est se libérer du poison
De l’éternel remord
Oui, tout est là,
Merveilleux jardin …
Je marche, et vois si bien
C’est saisir qui ne va pas
Vouloir garder
Mettre un arrêt
A l’éternel mouvement
Rien n’est interdit
Dans la mouvance
Intention …
Cette résistance en soi
Entendre en soi
Discerner ce qui est du faux
Au cœur de la résistance
Le vrai
Oui, au cœur de la résistance, le vrai
Pour ce qui en nous participe de la folie de ce monde
Qui va vers la facilité
Ignorance
Qui nous gratifie
Le silence
On aura pris les choses à l’envers
A partir d’ici chercher un chemin qui conduise là-bas
Cela fait si longtemps que nous procédons ainsi
Taillant avec tant de hargne dans les broussailles
De ce pays qui séparent, là, dans ce monde hostile
A l’amour, au partage, à l’intelligence du cœur
On aura pris les choses à l’envers
Se battant contre le laid, l’indifférence, la haine
Et même contre la mort
Il est tellement évident que cette attitude
Qu’elle soit vers l’extérieur, ou contre soi
Est de même nature que celle qu’elle prétend combattre
Mais alors ?
Rendre les armes, abandonner tous les combats ?
Si ces mots ne sont pas pour meubler
Ecouter …
Non pas en imaginant les conséquences
La pensée ne connait rien de cet état
Ecouter…

