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Prière Ojibwa
Ô Grand esprit, dont j’entends la voix dans les vents et dont le souffle donne vie à toutes choses, écoute-moi.
Je viens vers toi comme l’un de tes nombreux enfants ; je suis faible… je suis petit… j’ai besoin de ta sagesse et de ta force.
Laisse-moi marcher dans la beauté, et fais que mes yeux aperçoivent toujours les rouges et pourpres couchers de soleil.
Fais que mes mains respectent les choses que tu as crées, et rends mes oreilles fines pour qu’elles puissent entendre ta voix.
Fais-moi sage, de sorte que je puisse comprendre ce que tu as enseigné à mon peuple et les leçons que tu as cachés dans chaque feuille et chaque rocher.
Je te demande force et sagesse, no pour être supérieur à mes frères, mais afin de combattre mon plus grand ennemi, moi-même.
Fais que je sois toujours prêt à me présenter devant toi avec des mains propres et un regard droit.
Ainsi, lorsque ma vie s’éteindra comme s’éteint un coucher de soleil, mon esprit pourra venir vers toi sans honte.
Prière ojibwa
Une légende …
Une légende Tibétaine …
Vivait voici bien longtemps un homme vieux et brave, fort habile dans son métier de charpentier, mais très pauvre en intelligence et n’ayant aucune connaissance du Dharma. Sa fille, en revanche, possédait une grande finesse d’esprit, qu’elle appliquait tant aux affaires de ce monde qu’aux affaires spirituelles. Le charpentier l’aimait beaucoup et sa confiance en elle était si grande qu’il faisait, sans jamais se poser de questions, tout ce qu’elle lui disait de faire. Quand à la fille, consciente qu’il approchait pour son père l’heure de quitter ce monde, elle aurait bien voulu lui enseigner au moins quelques rudiments du Dharma pour l’aider à passer au delà, mais elle savait que, même cela, il ne pourrait pas le comprendre Que faire ?
A force de réfléchir, elle trouva un moyen. Elle dit un soir à son père qu’elle avait un grand sujet de contentement dont elle voulait lui faire part : ‘Sais-tu, mon père, qui j’ai rencontré aujourd’hui? Un homme venu d’un pays très beau, situé au soleil couchant, qu’on appelle le Champ de Félicité. Il était envoyé par un très bon lama qui vit là bas ; ta renommée de charpentier est si grande qu’elle est parvenue jusqu’à lui, tant et si bien qu’elle est parvenu jusqu’à lui, tant et si bien qu’il veut que tu lui construises une maison. N’est ce pas merveilleux ? Je n’ai pas hésité à lui donner moi-même ton accord, d’autant plus que tu seras très bien payé. Quant à la date du chantier, elle n’était pas encore arrêtée et, le moment venu, elle la lui ferait savoir.
Le père tomba bientôt malade et sa maladie empira très rapidement.
- Sois sans crainte, lui disait cependant sa fille, tu seras bientôt guéri. Le moment approche d’aller au champ de Félicité construire la maison. N’oublie pas que j’ai promis pour toi et que tu dois y aller.
Le père croyait donc qu’il allait guérir. Son état n’en continuait pas moins de se détériorer. Lorsqu’il fut tout près de mourir, sa fille lui dit encore :
- Mon père, c’est aujourd’hui un grand jour. Le moment est venu d’aller au Champ de Félicité. Tu dois absolument y aller. Tu vas guérir et tu iras mieux.
Persuadé que c’était vrai, il mourut sur cette pensée. Lorsqu’après la période d’inconscience qui suit la mort il s’éveilla dans le bardo, cette même pensée d inconscience fut la première à se présenter à son esprit : ‘ma fille me l’a dit, je dois aller maintenant au Champ de Félicité.’
Amitabha et son entourage lui apparurent alors et il se rendit là où le guidait son aspiration.
Le vieil homme ne connaissant pas le Dharma, mais il avait confiance en sa fille et tenait pour vrai tout ce qu’elle disait. Il était convaincu de l’existence de cet endroit délicieux nommé le Champ de Félicité où vivait un très puissant lama. Penser qu’il irait dans ce pays lui procura une grande joie, et son aspiration à s’y rendre était très forte. L’absence de doutes et l’orientation déterminée de son esprit firent qu’il s’y rendit effectivement.
Extrait de : Encyclopédie des Divinités et Symboles du Bouddhisme tibétain.
A tous ceux qui se désespèrent…
Merci Diane, pour ce partage.
Cette légende chinoise si douce, je vais ici la retranscrire.
C’est l’histoire d’une femme qui chaque jour allait chercher l’eau à la rivière.
Elle possédait deux pots pour se faire, pas de fer, tout deux de terre.
L’un était fêlé, et lorsqu’elle arrivait à sa maison, il était à moitié vide.
Cela dura longtemps, deux années dit le conte.
Mais le pot fêlé était triste, comment cela aurait pu en être autrement ?
Ne pas pouvoir accomplir correctement la tâche pour laquelle on a été fait…
Alors, un jour, n’en tenant plus, il se confia à la femme.
Elle lui tint ce discours, d’abord elle rit, de ce rire qui monte directement au ciel :
« Je sais… mais toi, ne vois-tu pas ? Le long du chemin, du côté où je te porte, j’ai planté des graines. Regarde toutes ces fleurs, qui grâce à toi poussent, si belles ! »
Alors, à tous ceux qui se désespèrent, qui perdent confiance, qui se demandent ce qu’ils font là, à mon tour je dédie ces mots…qu’ils éclairent un peu votre journée.
Ci-dessous, écrit hier… le monde est tout intelligence…
Ce que nous nommons, erreurs, prises de tête, débordements, incompréhensions, etc, etc.
Cela même, fait l’amour
Chaque résistance, entraîne quelque part
Une ouverture plus vaste encore
Quelque part…
Qui se dissout dans ce mouvement
Les deux faces d’une même pièce
Qui se rencontrent, se reconnaissent
S’oublient l’une dans l’autre
Et se séparent… pour mieux se retrouver
Sentez-vous ?
La pluie aura battu ciel et terre durant …
Oui, dans les moments de glissement
Comme si cette pluie était de tout temps
Sans fin, ni commencement
Sentez-vous ?
Le jour s’est levé, et le soleil est là
Un premier matin du monde
Tout vibre à l’unisson
Tout est propre et neuf
Sentez-vous ?
La petite rivière de montagne, elle chante
Des pierres posées là, pour un moment
Par le mouvement des choses…
