Ce mensonge qui nous fait

 

Dire le mensonge qui fonde ce monde

C’est le voir, bien sûr

Donc, voir d’où je  viens

“Des cités du mensonge”

Libre de cet attachement

Qui prétend faire lien

Et laisse, en tellement de manque et de peur

Qu’il faille défendre une prétendue vérité

 

Il a été dit que “le silence est l’abri de toutes les vérités…”

Il ne m’appartient pas de changer ce monde

Qui est beau, tel qu’il est

 

 

 

Ce chant….

 

Quand les hommes ont soufflé la musique, le chant…

Produisant un rêve sonore

                            Ils ont dédiés cette vibration                            

Qui, à la femme, et elle, à l’amant

Qui à dieu, l’unique ou le multiple

A la gloire de l’un, à la gloire de l’autre

La notre, toujours !

 

Mais, il se passe cette chose si belle

Que la musique s’échappe…

Dans sa geôle, le prisonnier

Dans la cour, l’enfant affamé

Dans la cuisine, dans la chambre

Dans toute la cité

 Elle touche…

 

La nature du vivant révélée

A ce qui se tait

Libre.

 

 

 

Ce chant…

 

De cette tension, permettre que le dire se fasse

Quoi d’autre ?

Rien. Il n’y a rien à comprendre

Qui ne s’efface déjà.

 

Nous avons construits des frontières

Elles étaient censées nous offrir un refuge

Elles nous retiennent prisonniers.

 

Alors permettre qu’elles se révèlent

Utiles et inutiles à la fois

N’empêchant plus, l’écoute de ce chant

Du monde, si beau…

 

*

 

 

 

Ce qui se partage…

Entrer en relation réactive toujours les vieilles peurs

Celles qui restent tapies dans l’ombre

Ce n’est pas un problème

Nous traverserons

Jusqu’à ce que, plus rien, de ces fantômes réagissent en nous

 

Mais en vérité, nous sommes déjà, sur cette rive

Si belle, à boire à la source

De notre complétude.

*

 

Tendresse, caresse …

 

Ce qui me fait dire, que sans tendresse

On se perd, nécessairement

 

Heureusement, cela est en nous !

Nous sommes complets et reliés

 

Parfois, des coups de butoir

Comme si quelqu’un cherchait à casser

Le “Fil de Soi”* au cœur du tissage

 

C’est la vie !

Elle éprouve la solidité

Et ainsi la renforce.

 

 

*NéO, expression lue en ces mots :

“Le Fil de Soi , qu’il Faut Relier ,
Pour Vivre d’Accords au Coeur de l’Onde.”

Je cite ces mots de NéO

Parce qu’ils disent si bien, ce qui est au coeur du sujet en ce moment.
Voici le lien de son blog : http://drenagoram4444.wordpress.com/

et celui de Photos natures où je les ai lus en commentaire :
http://photosnatures.wordpress.com/

Merci à vous deux, d’avoir éclairé ma ballade matinale sur vos blogs.

Cet appel …

Quand je vis la montagne, elle est de toutes les montagnes

Quand j’écoute l’océan, c’est toutes les mers

Quand je regarde un visage, il se fond dans tous les autres

Les amours exclusifs ne sont pas amour

 Il n’y a que l’instant pour faire l’unique

Qui est le vide.

 

Mais après tout, cela n’a peut être pas besoin de se dire

Cela pourrait bien rester au silence des autres, de moi

Juste témoin de cela.

 

Alors, plus d’effort, juste passer

Ayant admis l’erreur fondamentale

De prendre pour important cette existence au monde

De penser que cela signifie quelque chose à faire de particulier

 

Alors, se retirer du monde…

 

Mais, il y a les enfants, tous les enfants, avec leur regard qui interrogent

Parfois ils mettent en mot : « Mais qu’est-ce que ce monde ? »

C’est qu’ils ont froid, parfois, faim

Certains triment dur sur les décharges

D’autres se confrontent à l’école, aux systèmes, le manque de travail

Les relations de tension, de discorde

Les non-dits et les mensonges

 

Alors, je sais que je ne peux pas me contenter d’être en paix

Dans mon trou de montagne

Cet ordre parfait est la source d’où il me faut agir

Partout où je le peux

Je sais, la nécessité de participer à une autre façon de communiquer

Non, pas pour me changer, mais pour que cela soit.