Près de la source Viljot

Le 02 Mai 1999

A l’orée de la forêt, se reposer… écouter les voix…
Peu importe tes propres limites, pas besoin de faire des comparaisons, ce qui est important, c’est de voir ce qui se passe lorsque tu as atteint les tiennes.
Tout se construit et de déconstruit, ici même.
Vois, tu es toi-même la cause.
Le soir où tu as entendu dans le vent léger, ton sac était si léger que tu dansais.
La désespérance est impuissance, c’est dans la joie que se fera la rencontre.
Là, où force te sera donnée, va ; et dans la fatigue, arrête toi pour te reposer.

Oui, je ne ferai pas de ce voyage vers toi, un enfer. Oui, ce n’est pas une question de pardon, mais de réconciliation, acte d’amour, de confiance, de tendresse. Alors, c’en est fini de cette attitude entêtée qui dit : « marche ou crève ! », comme un vieux compte à régler dont je ne connais plus l’origine.

Elle regardait les verts des feuillages, l’immobilité de l’air, la fraîcheur qui s’étendait alors que le soir tombait sur le lac dans la grisaille. Elle était presque en paix. Presque… le corps, détendu, touchait le ciel, mais la tête gardait des histoires à se raconter. Ces histoires répétées. Elle savait cela… qui ne demandait qu’à mourir au bout de son entêtement…

2 commentaires sur “Près de la source Viljot

  1. Bonjour ma belle Miche ….

    J’aime beaucoup ma lecture, depuis le début d’ailleurs…
    Mais aujourd’hui j’ai comme fait une pause sur ce passage que
    j’aime particulièrement :

     » Oui, je ne ferai pas de ce voyage vers toi, un enfer. Oui, ce n’est pas une question de pardon, mais de réconciliation, acte d’amour, de confiance, de tendresse. Alors, c’en est fini de cette attitude entêtée qui dit : « marche ou crève ! », comme un vieux compte à régler dont je ne connais plus l’origine. »

    Ah !….ces vieux comptes à régler qu’on oublie de saupoudrer d’Amour et de Tendresse …( envers soi-même )
    Merci ma belle …!

    Bonne continuation ….à toi…à nous …qui te suivons dans ce pèlerinage …!

    Tendresse
    Manouchka

    J’aime

    • michema dit :

      Oui, je comprends… mais retrouver la fluidité du dialogue, et l’approfondir encore, est un défit de chaque instant.
      Le monde est si beau, et dans notre « condition » il est encore si difficile de s’accorder à sa beauté sauvage.
      Merci, Manouchka, de ta douce présence.
      o)))

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