Plume d’Éveil – De l’amitié (8)

– Ah, je crois t’attendre à la croisée des chemins et je te retrouve là, en face de moi.

 

– Je ne suis pas mystérieux, je me veux le plus simple possible et je crois qu’avec un peu de temps, tu me verras ainsi, dans une évidente simplicité.

Je suis l’ami qu’on ne voit pas ou très furtivement, celui que l’on croit toujours absent, mais qui ne l’est pas.

La solitude est pour moi ce ressentiment vain qui se glisse entre mon ombre et moi-même lorsque j’ai la faiblesse de penser qu’elle est ou devrait être une fidèle compagnie.

Je sais bien que je me leurre et que je n’aurai jamais de fidèle compagnon, alors je me souviens que j’oublie que je me souviens, et j’oublie que je me souviens, me touchant par en dessous de ma peau, là je sais qu’ils ont inventé ce mot.

Un commentaire sur “Plume d’Éveil – De l’amitié (8)

  1. Kleaude dit :

    Bonjour,
    J,aime texte….tel un paradoxe face à la solitude. Habituellement, on la crains ou on l’apprécie…ici on en jauge l’ambiguïté.

    Aimé par 1 personne

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