Du guerrier et de la conscience (4)

La voie du Samouraï ou le Rônin

– Dans ma langue personnelle, un Rônin est un homme libre de tout « besoin  de servir », ce qui est plus vaste que le fait de devoir « servir ».

Mais je n’en ai pas rencontré encore (sourire), ce doit être rare.

 

– Mais qu’est-ce-que la voie du Samouraï ?

 

– La voie du samouraï, celle que je connais bien entendu, parce qu’il y a de nombreuses compréhensions, est la voie de l’attention et de la perception.

La vie d’un guerrier repose essentiellement sur le souvenir permanent de l’imminence de la mort mais sans goût morbide bien sûr. La conscience de notre mort nous maintient dans celle de notre « rienté » de « l’essentialité » de l’instant présent et de la modération en toute chose.

Elle est la voie de l’humilité, non pas l’humilité en tant que parure de l’intellect, mais de celle qui se nourrit de la conscience du lien avec toute chose.

Elle est la voie de « l’impeccabilité », qui seule nous sait préserver l’énergie vitale, cette énergie nécessaire pour traverser chaque instant comme s’il était le dernier, nous impulsant le souffle du « sacré », c’est-à-dire le pouvoir de nous donner « tout entier » et de recevoir chaque chose dans sa totalité, sans la tronquer par nos jugements et pensées de toute sorte.

6 commentaires sur “Du guerrier et de la conscience (4)

  1. princecranoir dit :

    Cette voie est en effet supérieure à toute autre en ce qu’elle s’empare d’une jouissances de l’instant, intégrant à sa philosophie la permanence de la finitude de l’être. Ce que votre texte synthétisé parfaitement.

    Aimé par 1 personne

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