Plume d’Éveil, Du chemin (4)

– Comment pouvons-nous espérer voir un changement dans ce monde Ron ? L’homme ne se comporte-t-il pas simplement comme un animal ? Les lois de la nature ne lui dictent-elle pas ses comportements ?

Quel avenir montre le bout de son nez dans chacun de nos choix et de nos actes quotidiens ?

*

– Si nous cherchons des solutions naturelles aux problèmes que nos actes naturels créent, nous ne ferons que répéter les actes déjà accomplis par tous ceux qui nous ont précédés.

Et nos actes à nouveau s’inscriront dans un plan où les lois de la nature dictent le besoin de posséder, de consommer, de produire, de défendre notre territoire et nos biens, de nous montrer donc en harmonie, en accord avec les principes « sauvages » de la vie.

Nous nous comportons comme n’importe quelle bactéries ou virus, car « quelque chose » au fond de nous fait que nous croyons en ces lois, que nous croyons impossible d’y échapper.

Nous avons appris que la nature émet des lois et des règles, nous avons appris que cet ensemble de lois maintient un certain équilibre dans ce monde vivant, et finalement notre violence, notre agressivité, qui découlent de nos instincts primaires et de nos peurs s’en trouvent excusées, légitimées.

Supposons un instant que les apparences ne révèlent pas toute la vérité de ce monde, que ce ne soit pas des lois de la nature qui créent ainsi le vivant, mais plutôt que le vivant implique par son attitude les lois que la nature reprend et multiplie dans le monde.

Supposons que l’humain réalise qu’il est dans son pouvoir de modifier ces lois… quelqu’un a dit un jour : « vous êtes des Dieux », et celui-là paraît-il, a marché sur l’eau, triomphé de la mort d’autrui, redonné la vue à des aveugles.

Presque tous ses mots le mettent en marge de ces fameuses lois naturelles. Ne disait-il pas : « ne vous souciez pas du lendemain ! » Mais quelle espèce peut se permettre d’appliquer ce précepte ? Aucune encore à ce que je peux voir !

Il a dit aussi : « n’amassez pas, ne possédez pas ! » Toutes les espèces se battent pour la possession de leur territoire, ou pour tout simplement leur survie.

Cela revient à dire qu’il faut cesser de se battre pour notre propre survie ?

Faut-il entendre que la souffrance est engendrée par le besoin de survivre, l’injustice que l’on ressent devant le spectacle d’un enfant qui meurt de faim ou de froid ?

Faut-il chercher une solution dans une idée irrationnelle ou contre-nature ?

Car il me paraît bien antinaturel de ne plus connaître la peur, tout aussi bien que de marcher sur l’eau, ou de cesser d’avoir besoin de se nourrir.

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