Plume D’Éveil, Du mental (4)

– Je veux te demander si c’est normal ce vertige qui est le mien quand on se branche sur moi ? Je ne sais pas si je m’explique bien…

– Personne ne peut se brancher sur toi, ça n’existe pas, ça ne marche pas comme ça !

– Alors je ne sais pas ce que c’est…

– Exemple : si je veux voir quelqu’un, je le regarde, mises à part les informations que je peux saisir par mon regard, ma visite ne lui prend rien. Personne ne paut prendre de l’énergie à autrui, c’est nous-mêmes qui gaspillons cette énergie sous l’effet du laisser-aller…

Laisse-moi te raconter.

– Oui je veux bien, d’accord !

– Je raconte en prenant le processus à l’envers… donc une perte d’énergie est constatée, une fatigue soudaine ou lente s’ensuit. Ce qui implique des sensations physiques précédant cette fatigue. Ces sensation consomment cette énergie à cause de l’activation acide et des mécanismes physiologiques qui les accompagnent, mais les sensations sont une réponse du corps à un signal du cerveau.

– Oui.

– Le cerveau a fait son calcul, une estimation, ce calcul est accompagné d’une connotation, une forme de valeur positive ou négative, ex : c’est bon ! Ou, c’est suspect ! Etc.

– Oui…

– Un message est émis en direction des centres physiques, je parle des centres qui gèrent les décisions réflexives. Les sensations seront correspondantes et proportionnelles à ces valeurs. A ce phénomène vient s’ajouter l’interprétation du « petit moi », quand celui-ci intercepte des informations, même parcellaires, on dit qu’il y a « conscientisation ». Ce terme est à toujours utiliser « au relatif ».

Que cette interprétation soit juste ou erronée, ou même sans rapport réel avec l’observation, elle produira toujours ses effets correspondants en forme de sensations. Le « petit moi » ne cesse d’imaginer des choses absurdes sur ce qu’il croit vivre, donc toutes sortes de sensations peuvent surgir et voler l’énergie corporelle et mentale.

– Les impressions, si on ne peut pas s’y fier… mais alors on ne sait jamais rien, on n’est jamais sûr de rien ? Et la confiance en soi nécessaire ? Je mélange tout non ?

– Mettrais-tu une sentinelle sourde et aveugle pour garder tes remparts ?

– Mais non !

— Ok, irais-tu chercher un mythomane pour témoigner d’un crime ?

– Le petit moi n’est pas fiable.

– Voilà !

– Le petit moi c’est l’ego…

– Raison pour laquelle il faut corriger ce petit moi, il est un tyran.

– Un vrai de vrai dur à cuire ! (Sourire)

– Tout ce qui lui importe est de crier toute la journée, c’est MOI, c’est MOI.

– C’est difficile de s’imaginer pouvoir vivre dans cette vie sans cet habit.

– Nous avons deux calculateurs, un qui est directement accessible à la conscience du « moi », l’autre plus difficilement. Le petit moi se trouve au milieu, mais il perturbe les échanges entre les deux centres, ce n’est pas le fait qu’il existe, et quand je dis qu’il faut le corriger, ça ne veut pas dire qu’il faut corriger, ça ne veut pas dire le tuer ». Si tu tues le « moi », tu deviens fou.

– Ben oui, vrai !!

– Mais il faut le rééduquer, pour qu’il cesse de jouer la comédie que nos parents, éducations, systèmes sociaux lui ont apprise. Alors, une fois le moi redevenu sensé, il cesse de hurler à tout train, il s’assoit, et regarde… De temps en temps, des bulles de conscience passent à sa portée, comme il ne fait pas le fou, il a la possibilité de les attraper. Il en attrape de plus en plus chaque jour, et la conscience s’ouvre au fur et à mesure.

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