Plume d’Éveil – De la relation (19)

Mon silence ne dépend pas de moi, mais de toi, de vous… et bien alors entends que je me laisse porter comme plume au vent par vos faits et gestes et que cela est bien, quel que soit le résultat.

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Plume d’Éveil – De la relation (18)

– Cela est-il ignorance que de se laisser travailler par les choses ? N’est-ce-pas cela être « feuille au vent » ?

 

– Non. Tout d’abord il ne s’agit pas de se laisser, et tu ne te laisses pas d’ailleurs, (sourire) heureusement pour toi et moi.

Non, il s’agit d’un choix de dynamique et de réactions. Je te dis une chose, soit elle te convient et tu dis : je suis d’accord. Soit tu y vois tout un bouquet de sens possibles te remettant en cause, ou niant ce que tu sais de la vie, etc.

 

– C’est ça que j’appelle « se laisser travailler », tout un bouquet de sens me remettant en cause… la vie ne nous remet-elle pas sans cesse en cause dans ce que nous croyons savoir ? Je l’accepte de la vie, comme de toi.

 

– La vie, oui.

 

– La vie se dit aussi dans les autres. Dans la relation, toutes les relations.

 

– Aussi oui.

Plume d’Éveil – De la relation (17)

– La relation n’est jamais (sauf pour l’ego) de toi à l’autre, elle est au travers de l’incommensurable, pas à partir de l’un et de l’autre. Et elle se rit de nos désirs, de nos croyances et espérances.

 

– Ici, c’est chacun dans sa peau.

 

– Oui.

Et par le fil du monde, le chacun se dissout.

La peau aussi.

Un seul être nous fait ensemble.

Mais au fil du monde seulement.

 Pas au fil de nos idées et utopies.

 

– Idées, je ne parle pas d’idée mais de peau.

 

– La peau est une idée pour la pensée.

Elle ne sait pas ce qu’est la peau.

La peau est là pour entretenir la pensée.

Plume d’Éveil – De la relation (16)

– En te relisant, je retrouve aussi la question de l’intériorité dont nous avions beaucoup parlé, elle vient faire écho avec …

 

– Quoi qu’il se passe en dehors de nous, ça n’a pas d’existence pour nous, sauf si nous l’invitions à se produire en nous, ce qui implique que ce « nous » soit étranger au « moi », nous sommes bien d’accord sur ce point.

 

– Et là, je vois, que sans cesse je repars, que c’est difficile de rester à l’intérieur, que quelque chose me pousse devant, toujours plus devant, comme si l’esprit voulait rejoindre ce qui n’est pas ici.

C’est très fort, de l’ordre de l’instinct, enfoui tout au fond de moi. Je n’en suis pas toujours consciente, là oui, par l’écho de tes mots.

Cela parle de marcher à travers des terres inconnues, de dormir à même le sol, de boire l’eau à la source, de ne jamais retourner en arrière, d’être guidé par les étoiles…

Cela parle de beauté, et d’amour doux et confiant, ici même chez les humains.

Cela parle si fort, que j’en pleure.

Peux-tu trouver des mots, mon ami, pour aider cet esprit à comprendre qu’il lui faut définitivement renoncer à ça, et accepter de se tourner vers l’intérieur, cet « ici » dont il ne veut pas ?

Peux-tu cela ?

 

– Je m’y efforce, chaque jour, et je sais que tu entends.

Le monde et sa source sont au centre de nous aussi, puisque partout. Les distances sont annulées, toutes les positions se retrouvent en un même point. La topographie n’a de sens que pour l’esprit.

La lumière jaillit de l’obscurité la plus sombre, mais le voyage le plus long est bien celui qui nous conduit en notre intériorité. Se tourner vers le profond en soi n’est pas égocentrique, loin de là. Tout prend sens en notre centre, et faire un pas vers ce centre est un acte d’amour. Car tout ce qui est étranger à notre conscience en nous, produit l’étrangeité du monde, le rend donc extérieur à nous.

Inviter l’autre au plus profond de nous, c’est faire disparaître toute altérité.

COUP DE COEUR : Photography Mikko Lagerstedt

Capteur de Rêve - Photographie

Son nom est Mikko Lagerstedt; Il est photographe autodidacte de la Finlande. Il est  attiré dans la photographie de nuit et atmosphérique et il aime capturer des paysages finlandais simplistes.

Son voyage a commencé  la première fois en Décembre 2008 et dès les premiers instants; il est tombé amoureux de la photographie. Il aime créer visuellement et émotionnellement des images captivantes et son but est de capturer le sentiment qu’ il avait quand il a pris la photo.

Ses Liens :

Gallery Photo

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FaceBook Perso

MATÉRIEL PHOTOGRAPHIQUE :

Il a actuellement deux caméras Nikon D800 et Ricoh GR .
Avec D800 ,il utilise ces lentilles:

  • Nikon 16-35 mm f / 4,0 VR
  • Samyang / Rokinon 14 mm f / 2,8
  • Sigma 50 mm f / 1,4
  • Nikon 70-300 mm f / 4.5 à 5.6 VR

Autres accessoires

  • iPhone 5s 64 Go , pour insta-photographie
  • B + W densité neutre Filtres pour une longue exposition
  • Nikon MB-D12…

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Plume d’Éveil – De la relation (15)

– Nous sommes-nous rencontrés dans cette journée d’hier ? Frôlés, peut-être sans le savoir…

 

– Je le crois bien Michelle, la plume d’ange nous montre que nous étions dans une réflexion très similaire.

 

– Mais au fond je me demande si cela n’est pas rêve d’ego, car rien d’individuel ne semble exister. La pensée, toutes formes d’énergies nous viennent d’un corpus, sans que jamais nous puissions être dans cette connaissance. Est-ce cela ?

 

– Je crois que c’est l’ego qui ruse encore lorsque j’entends que rien n’existerait s’il n’était là affairé dans ses productions créatrices. La conscience n’a point besoin d’ego pour se « produire », elle est dans les plantes et dans chaque caillou. Le caillou a t-il un ego ? Non, je ne pense pas.

Chaque caillou communique avec le reste de l’univers, non pas en tant que caillou, car cela est la représentation qui nous appartient à nous, humains, mais en tant que matière rassemblée, potentiel d’énergie. Ce que nous sommes est matière et énergie, cela échappe presque complètement à l’ego, sauf quand il nous fait monter sur une balance ou lorsqu’il joue des muscles pour bousculer son voisin.

Dans l’essentiel l’ego ignorera toujours ce que nous sommes, ce n’est pas son affaire.

En fait je ne crois pas que l’ego soit créateur, il est un esclave malheureux qui fait le plus de bruit possible par peur d’être oublié. L’ego est un paravent.

 La question qui a de l’intérêt à mon sens est celle-ci : se peut-il que ce paravent soit amovible ?

De la relation (14)

– Que me diras-tu encore concernant l’attachement ?

 

– Ce que je voudrais dire ? C’est que l’attachement masque certains mouvements de conscience en cette intériorité. Mais il ne masque pas tout, bien heureusement.

On peut faire l’expérience de l’intériorité tout simplement parce que l’attachement, comme les autres « sentiments », n’est pas continu.

On n’est pas dans l’attachement d’une façon linéaire.

 

– Alors laisser ces trous dans le filet

Qui retient ce monde, le nôtre

Illusoire et éphémère

Les laisser nous dire

La beauté de cet au-delà

Où même le souvenir du manque

Disparaît comme brume

Sous la caresse du petit matin

Quand le soleil passe l’insolente

Muraille

Comme une vague immense

Qui emporte tout sur son passage

Un allegro s’élève là, le cœur exulte.