Plume d’Éveil – De la relation (26)

– Que reste-t-il lorsqu’on a plus d’image sur les personnes ?

 

– Il reste les personnes ou les autres « choses », telles qu’elles nous apparaissent dans leur « éphémérité ». Toutes choses étant éphémères, elles passent trop vite pour que nous puissions y coller un quelconque jugement.

Ensuite, avec le temps, notre esprit perd l’habitude de fabriquer des images parce qu’il a horreur à la base de ce qui ne peut durer en lui. Il sait en fond d’écran que tout finit par disparaître et cela lui fait peur.

Quand il n’a plus peur, il cesse de fabriquer des images ou plus exactement, il efface toutes les images qu’il prête aux choses pour pouvoir communiquer avec elles.

Mais ces liens de communication sont comme des traces de pas sur le sable que les vagues effacent au fur et à mesure.

 

– Comme une relation qui se ferait plutôt dans la rencontre avec des « événements » et non pas à partir d’une idée construite que celui-là est ainsi, etc ?

 

– Non, une relation qui se fait avec les sens sans la somme des interprétations qui l’accompagne d’habitude. Le seul fait de se répéter que l’on se leurre nous positionne dans une attitude d’éveil. Sauf si on se le dit avec ressentiment.

 

– De se redire, oui, sans témoin, parce que le fait de le dire à quelqu’un c’est autre chose.

 

– Oui. Parler à l’autre nous fait tomber dans les pièges de l’ego presque toujours. Mais pourtant parler à l’autre est une nécessité pour le travail, nous n’avons pas le choix.

 

– Alors ? Attention et rigueur…

 

– Rigueur et gentillesse. Acceptation et patience.

 

– Oui, gratitude aussi, quelque chose de doux pour l’autre naît là.

 

– Oui.

 

– Ne jamais renoncer… même si parfois on se sent tellement nul. Oui !

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C’est simple, si simple…

Quiétude
La mère veille
Ainsi le tout petit enfant
Une inquiétude sourde
Lui serait néfaste.
 
Attention de chaque instant
Sur son souffle si léger
Et son sommeil encore profond.

 

Les perles de l’attention …

Il vient à peine de naître, c’était hier

Et déjà sentir en lui, plus de présence

Qu’en la plupart

D’attention à ce qui se passe là

Exister soi-même dans son effort joyeux

Que l’on sent venir du plus profond

De ce petit être

Bénédiction d’être vivants

C’est partage !

 

Merci à toi, mon petit

Regarde, cela ne peut s’oublier

Jamais

Parmi tous ces moments qui s’égarent

Ces perles, instants de vérité

 

Et enfin, pouvoir

Les extraire

De l’endormissement

Comme tu fis en ce premier jour de ta vie.