Plume d’Eveil – Du conditionnement (10)

 – Je sais où je vais et je conjugue toujours à la première personne.

Je ne saurai pas faire autrement.

Où nous allons, n’a pas de sens.

Je vais là où la nature me dit d’aller.

 

– Oui, ce n’est pas avancer à l’aveugle.

C’est avancer mu par quelque chose dont je fais partie.

Et la connaissance, celle dont nous nous sommes écartés permet de voir où poser nos pieds…

 

– La connaissance est une chose infiniment simple.

La seule chose qui soit compliquée, est le conditionnement.

La connaissance éclate au grand jour à la croisée de tous les chemins, sous tous les arbres, à l’ombre et dans la lumière.

Il n’y a qu’elle, partout, tout autour, je ne vois qu’elle comme chaque petit oiseau, chaque petite fourmi.

 

 – Oui, juste le conditionnement… Je sais qu’il opère encore en moi.

 

– Nos sentiments envers lui l’attachent à nos pieds.

 

– Parce que nous sommes identifiés à la forme.

 

– Oui, nous sommes ce conditionnement devenus.

 

– Oui, cela craque quand même, comme un verni. Suffit de ne pas en remettre une nouvelle couche.

Reparler de la relation…

Plume d’Éveil – De l’amitié (fin)

Chaque relation

Dans laquelle nous nous engageons

Affrontant les démons du passé

Lucides et déterminés, aimant aussi

Car rien ne se fait sans l’amitié

Est une chance qui nous est offerte

 

Cadeau de la vie, cadeau de l’autre

Celui qui accepte de nous rencontrer

Rien ne se fait sans ce partage

 

On les compte sur les doigts de la main

Ces amis véritables, éternels amis

Avec lesquels on grandit, on mûrit

 

Et de l’infinie gratitude qui naît là

La force dans la paix.