Plume d’Eveil – Du silence (9)

Oui, la connaissance est là, totalement, à une courte distance de nos préoccupations quotidiennes, derrière une porte aussi fine qu’un voile.

L’activité intense de nos pensées nous empêche de pousser ce voile, de le voir même tout simplement et l’activité de nos pensées est intense parce que nos ressentiments (nos pitiés) sont innombrables et encombrants.

Nous jouons la comédie de notre vie et de la vie des autres.

 

  J’entends ce que tu dis là, je le vois en mouvement dans les comportements, les miens, ceux des autres. Mais je pense que le silence est comme un terrain vierge, la connaissance se manifeste de son propre chef, sans que rien en nous ne puisse le décider. Elle peut ne pas venir.

 

Le silence est un terrain vierge, ok. C’est aussi une force, une force annulant une autre force.

 

Elle annule quoi ?

 

La force des pensées !!!!

 

Oui, mais cela ne suffit pas. Cet « autre » innommable, à qui on donne tant de noms, connaissance, amour, etc., se présente à sa « convenance ».

Si non, cela voudrait dire que nous pourrions l’atteindre, en décider, et « polluer ».

 

Ce n’est pas une question de convenance.

C’est une question de vibration.

Les vibrations qui soulèvent les poussières de la connaissance ont la récolte qui correspond à leur nature. Comme le son du tonnerre qui parvient jusqu’à nous est une autre forme de vibration correspondante à l’énergie de cette foudre qui a trouvé un chemin pour passer dans la terre.

Une vibration appelle un phénomène propre à sa nature, comme une note de piano touche un endroit précis de notre corps.