Plume d’Éveil – De l’animal et de l’homme (3)

Reconnaissons que ces activités équestres que nous entreprenons depuis des millénaires n’ont pas eu de plus bel effet sur nous que celui de cultiver notre ego de dominateur. Aujourd’hui nous entendons parler d’équitation « au naturel » de dressage et débourrage éthologique, mais ne nous leurrons pas, les termes « équitation » et « naturel » ne sont pas compatibles, « dressage » et éthologique » sont contradictoires et le « débourrage éthologique » est un fantasme.

Lorsque nous sommes assis sur le cheval, nous trônons, nous régnons sur lui et les outils que nous utilisons sont là pour le rappeler, à lui comme à nous. Seule notre suffisance s’en nourrit et suspectons cette nouvelle mode, cette soi-disant équitation éthologique de vouloir camoufler, habiller de plus beaux habits des coutumes et comportements encore très archaïques. La dimension éthologique d’un rapport possible avec une espèce animale passe inconditionnellement par l’apprentissage de son langage gestuel, émotionnel et l’étude de sa vraie nature, en tant que représentant de son espèce et en tant qu’individu.

Si nous voulons entrevoir une nouvelle voie s’ouvrir, il faut nécessairement se poser la question suivante : que puis-je offrir en contrepartie à un cheval ?

Certains chevaux ne seront jamais intéressés par notre offre – si jamais nous avons su trouver la réponse.