Du guerrier et de la conscience (7)

La voie du Samouraï ou le Rônin

– Qu’est-ce que les intentions cachées ?

Comment les pensées peuvent-elles prendre appui sur l’air ?

 

– Il faut rappeler que ces mots ont été « prononcés » en référence à des conditions de combat au sabre, cependant le sens profond que je leur accorde reste valide dans tout autre contexte, autant pour le lion qui épie sa proie que pour un homme qui se déplace dans les couloirs du métro.

Les intentions de l’autre nous sont cachées dans tous les cas, je pense qu’elles le sont aussi pour son esprit, même s’il en fournit une expression ferme et claire. Je crois que nous n’avons conscience que de petits bouts de nos réelles et profondes intentions.

Cependant nous ne pouvons les dissimuler correctement, parce que nos intentions s’expriment en liberté quels que soient nos efforts intellectuels.

Elles sont sensibles par l’intermédiaire de l’énergie qui les anime. C’est ce que mon image sur « l’air fouetté » par les intentions voulait signifier. Lorsque je dis que nos intentions s’appuient sur l’air, bien entendu je veux dire qu’une énergie subtile se dégage de tous nos mouvements internes, comme se dégage le parfum d’une fleur.

Ce parfum voyage sur l’air, il entre en nous par nos voies respiratoires, c’est un phénomène subtil pour ma perception. J’insinue donc que d’une manière similaire, il est possible de connaître la nature de ces messages qui échappent d’ordinaire aux sens de vue ou de l’ouïe.

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Plume d’Éveil – Des mots (9)

– Ce message envoyé, j’ ai eu la sensation que ce qui s’ouvrait, pouvait tout aussi bien se fermer à nouveau, et que cela dépend de ce qui se dit maintenant en moi.

Que l’important, ce ne sont pas les démonstrations que les mots permettent, mais bien ce qui met en action.

L’intention ?

 

– Oui, peut-être mais une intention profonde, qui n’est pas évidente à entendre lorsqu’il y a beaucoup de bruits.

Une intention qui précède mais surtout accompagne et ferme la marche.

 

– Je vois là, aussi, que souvent je ne t’ai pas écouté, que je n’étais pas en mesure de le faire.

Ai-je déjà fait ce constat ? En quoi cela est-il nouveau ? Là je le touche du bout du doigt, cela est concret, physique…

 

– Sans doute oui, ce constat tu l’as fait.

Nous ne touchons jamais la statue la première fois, nous ne faisons jamais l’amour la première fois, chaque chose se touche sans cesse pour que la connaissance, la compréhension croisse, en des milliers de contacts, des milliers de regards, et lorsqu’on est sûr d’avoir caressé mille fois toutes les surfaces, alors quelque chose de notre essence commence à pénétrer en dessous la peau de pierre ou de bronze, pénétrer jusqu’au cœur de la forme, jusqu’au cœur du cœur, à l’infini.