Plume d’Éveil – De la violence (2)

– La bonté ou la méchanceté n’existent que dans nos efforts à résister à nos instincts. Est-ce bon par conséquent d’aller contre la nature ?

 

– Et si nos instincts nous trahissaient sur la « vérité » du monde ?

 

– Ah, nos instincts ? Mais de quoi parles-tu ? De nos instincts liés à la survie ?

La méchanceté, cette agressivité dirigée vers l’autre, n’est rien d’autre qu’une volonté d’exister dans un monde qui se refuse.

La bonté ? Dans ce cadre-là, une hypocrisie de première, qui nous fera faire en fonction de ce nous pensons BIEN de faire pour exister dans ce monde. On s’adapte et le conflit est en soi, là naissent les monstres qui nous habitent.

On va me dire : « Oui, mais s’il n’en était ainsi, le monde ne serait qu’un champ de bataille ! ».

J’ai toujours pensé, sans jamais oser le dire, que de cette rencontre véritable, pourrait finir ce qui doit finir et naître enfin quelque chose de nouveau.

 

– Je parle de tous ces petits instincts qui nous ouvrent le chemin de l’existence au prix de la destruction (si nécessaire) de tout ce qui nous semble séparé de nous, étranger, autre.

Et pourtant… ce qui meurt en « l’étranger » se meurt en nous, si ce que j’appelle « l’étranger » est bien un autre prolongement de mon corps que mes sens ne veulent reconnaître.