Plume d’Éveil – De la relation (29)

L’une est au silence

Celui du sous-bois

Celui du murmure de l’eau

Celui du vagissement lointain

De la ville, de l’usine, de la guerre

Silence du vent

Silence de la lumière

Silence du cœur ouvert

Grotte dans les profondeurs

De la terre.

 

L’autre est aux mots

Perles au creux de l’huître

D’un grain de poussière

Elle aura arrondi de nacre

Aux teintes irisées

Doucement caressées

Doucement extraites

Elles roulent sur le sable

Rencontre du silence

 

De la terre, de l’océan.

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Près de la source Viljot

Le 02 Mai 1999

A l’orée de la forêt, se reposer… écouter les voix…
Peu importe tes propres limites, pas besoin de faire des comparaisons, ce qui est important, c’est de voir ce qui se passe lorsque tu as atteint les tiennes.
Tout se construit et de déconstruit, ici même.
Vois, tu es toi-même la cause.
Le soir où tu as entendu dans le vent léger, ton sac était si léger que tu dansais.
La désespérance est impuissance, c’est dans la joie que se fera la rencontre.
Là, où force te sera donnée, va ; et dans la fatigue, arrête toi pour te reposer.

Oui, je ne ferai pas de ce voyage vers toi, un enfer. Oui, ce n’est pas une question de pardon, mais de réconciliation, acte d’amour, de confiance, de tendresse. Alors, c’en est fini de cette attitude entêtée qui dit : « marche ou crève ! », comme un vieux compte à régler dont je ne connais plus l’origine.

Elle regardait les verts des feuillages, l’immobilité de l’air, la fraîcheur qui s’étendait alors que le soir tombait sur le lac dans la grisaille. Elle était presque en paix. Presque… le corps, détendu, touchait le ciel, mais la tête gardait des histoires à se raconter. Ces histoires répétées. Elle savait cela… qui ne demandait qu’à mourir au bout de son entêtement…