Ce travail dans les profondeurs…

Le 13 Mai 1999

Le soleil du grand Est a attendu que je sois prête. Le voici qui allume les verts de ce doux vallon.

Quelque chose commande ici l’arrêt. Une apesanteur, une forme d’inertie bouillonnante. Avec l’accord du docteur, je prends une journée de repos en ce lieu.
Le gîte est derrière l’église que j’ai visitée avec doc, lui aussi est découvreur de son clocher. Ici pas de recherches généalogiques, on s’intéresse au langage des symboles.
Trois marches à franchir pour accéder au chœur, trois confirmations, trois états… trois plans ?

Ces explications la ramènent à des questionnements qui tournent en rond, aux croisements de ses diverses lectures.
Mastication assidue, cela fait confusion. Elle ne voit pas que tout cela n’est que concepts que les maîtres du monde ont produit pour leur gloire, invoquant la puissance divine, et le peuple à genou.
Mais ce n’est pas que ça… elle n’est pas encore en mesure d’aller justement « le processus », parfois un trouble si grand.
Un sentiment de panique, celui qui accompagne le chercheur de vérité, funambule sur son fil, affrontant l’interdit que la société a érigé en éducations, morale, lois, religions.
Un désir caché, de maîtrise, accompagne cette peur, elle cherche à rejoindre dans leur folie ceux qui croyaient savoir, détenir quelques vérités à tenir secrètes, à inscrire dans les pierres pour l’éternité.

En ce gîte, où hier passaient quelques pèlerins, elle est seule, avec ses pensées qui tentent l’impossible sens.
Elle s’endort, dans une solitude qui ne reconnaît pas sa propre image.

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Le désir, flux de l’énergie vitale

Ce n’est pas le désir qui pose problème

Energie !

 

C’est le penseur

Parce qu’il décide de son objet

Une fois, objet de désir

Une autre fois, objet d’aversion

Le penseur peut même décider

Du non-désir

 

Force vive

Force si belle

Détournée sans cesse

 

Au-delà de nos gesticulations

Tu Es.

 

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