Ce mensonge qui nous fait

 

Dire le mensonge qui fonde ce monde

C’est le voir, bien sûr

Donc, voir d’où je  viens

« Des cités du mensonge »

Libre de cet attachement

Qui prétend faire lien

Et laisse, en tellement de manque et de peur

Qu’il faille défendre une prétendue vérité

 

Il a été dit que « le silence est l’abri de toutes les vérités… »

Il ne m’appartient pas de changer ce monde

Qui est beau, tel qu’il est

 

 

 

Le mensonge

Ma mère devenait infiniment attentive, et présente

Lorsque nous étions malades

C’était une récompense d’être alité avec de la fièvre

Pourtant je n’aimais pas être malade

Je n’aimais pas non plus cette sollicitude passagère

Je regardais cela et c’est ainsi que je compris

Combien la peur de perdre l’objet de désir

Influence les comportements

Jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun espoir, alors la colère

Première phase du processus de deuil

Cela n’est pas amour, chantait la voix en moi

 

Surtout ne faire grief à personne

Toutes des victimes innocentes

Du mensonge organisé autour de fragments de vérités

Des rayons de lumière qu’il faut savoir laisser traverser

 

Krishnamurti racontait cette parabole :

Un ange marchait sur le chemin en compagnie du diable

Devant eux, un homme se penche et ramasse un éclat de vérité

L’ange dit au diable : « Vous, voici mal ! »

« Mais non, répond le diable, je vais l’aider à l’organiser. »