… mais aussi, Faux cotonnier, Couilles du pape, Petite ouate…

Sur un tas destiné au compostage, j’ai ramassé de longues tiges avec ces drôles de boules, légères, gonflées, transparentes on les dirait.

Quel beau bouquet, zen, dépouillé, comme j’aime.

Du vert tendre, quelques boules, chaque jour un peu plus, sont passée au kaki.

Se fendre en deux sous l’impulsion d’un germe blanc sortant d’une coque de grains noirs

Et puis, ce matin…

Que c’est beau !

Éclatement du germe en douces et si légères fibres cotonneuses

Porteuse chacune d’une petite graine noire

Sculpture aérienne, suspension d’un moment, une à une elle s’envole

Qu’un coup de vent vienne à passer, pffffffffffffffffffff

Et là j’ai cherché sur l’internet, et ce que j’ai trouvé

Tant de graines, de formes, de façon d’être dans la relation au monde

Tellement, tellement…

Quelle puissance de création dans la nature !

Incroyable, et puis j’ai trouvé

Boulestrier quel joli nom, approprié.

Galopade de nuages

Nous avons été avec Maxime, faire cette promenade en haut de la montagne par le chemin rouge, il y avait un silence comme il y a longtemps que je n’avais perçu, comme un écho à autre chose, en ouverture !

Le soleil descendait, ici il se couche vite. Sur l’océan un voile de brume, mais le ciel était clair et les sommets étaient dégagés.

Nous avons décidé de rentrer, et brusquement derrière nous, une galopade de nuages surgis de nul part. En quelques secondes, nous étions encerclés par cette valse pressante, un ciel noir et chargé, nous poursuivant.

Le petit a pris peur, il disait « Les nuages se chargent de pluie ». Il ne comprenait pas ma joie, devant ce spectacle si vivant de la nature.

Nous sommes arrivés juste à temps à la voiture, et l’enfant capricieux et malheureux de l’après midi avait disparu, il était là si doux, si gentil, prévenant, et me disant des choses douces.

Tellement authentique, touché, lui aussi, par l’intensité du vivant.

Oh Poulette…

L’heure annoncée de la grande lune
Nous sommes partis sur le chemin du piton rouge
Comme tous les soirs elles me suivent
Terre de feu met son désordre dans la file indienne
Elle surgit comme un diable de sa boîte, passe devant
Tapie dans les herbes elle attend les deux autres…
Nous allions donc…

Dans le virage, une poule, une blanche, toute jeune encore
Elle fonce dans les fourrés se cacher, disparaît
« Oh Poulette ce matin je pensais aux conditions qui vous sont faites
Atroces, camps de concentration pour vous et tous les autres
Oh Poulette cache-toi bien qu’ils ne puissent te retrouver
Je garderai bien le secret. »
Les chattes font un arrêt, là, où elle se dissimule
« Allons venez ! »