Plume d’Éveil – De la croyance (4)

Il était une fois… (Sourire)

Quand est-ce que cela a commencé ?

Entre moins 40 000 ans et moins 35 000 ans, peut-être. L’homme commence à refuser son monde, sa vie. Sa vie est trop pénible, il a peur de tout, il a donc besoin d’espérance en la vie après la mort, sans doute même en l’immortalité.

Il veut se voir l’unique enfant des Dieux et considère que le reste de la vie est là pour lui, pour ses besoins et ses caprices, pour le servir.

Il continue en voyant d’autres hommes comme ses esclaves aussi, ceux-là ne sont pas des enfants de Dieu au même titre que lui. Ceux-là, il ne veut pas les voir mériter de vivre.

Peu à peu il devient créateur à son tour, créateur d’autres mondes, d’autres plans, il croit gagner sa liberté, il croit voir des portes donnant vers des horizons issus de sa seule imagination.

Il se met à inventer des histoires, des traditions,de la culture, ses contes prétendent remonter jusqu’à l’aube de la création de son monde, il dit qu’il les a reçus de ses Dieux, par l’intermédiaire de ses mages.

Et la machine s’emballe peu à peu, ses repères essentiels ne sont plus les arbres et le vent, les oiseaux et la pluie, mais ses fantasmes.

La réalité recule devant ses caprices, aujourd’hui ce n’est pas dans ses documentaires ou reportages qu’il montre la réalité de son monde décomposé, mais bien dans ses fictions. Ses films et romans de science-fiction disent mieux la vérité que les discours journalistiques, politiques, philosophiques.

Même sa science raconte des histoires.

Nous sommes de l’espèce des « salades » (rires) c’est ce que nous savons le mieux faire, accommoder des salades parce que nous ne sommes plus capables de digérer la « vérité ».

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Plume d’Éveil – De la croyance (3)

– Je vois là, en ces moments décisifs, le nécessaire abandon de toute quête.

Ceci n’est-il pas le mouvement de la vie, en nous ?

Nous, appelés à dépasser tous les anciens modèles, et, à oser vivre sans en créer de nouveaux.

Voir cela peut vraiment soulager d’un grand fardeau, mais prendre cela comme modèle mène au désespoir…

 

– L’abandon de toute quête oui, parce que cet abandon est le signe d’une compréhension, celle que toute quête est illusoire.

Quête de soi ? Mais ne sommes-nous pas déjà ?

Quête de compréhension de ce que nous sommes ? Cela nous empêcherait de nous laisser être spontanément.

Quête de l’autre ? Ce serait omettre tous les autres, et surtout que tous sont en nous.

Quête du bonheur ? Quand c’est volonté d’escargot de troquer sa coquille contre celle de la tortue.

Quête de sens ? Alors chassons l’incohérence qui nous hante.

Dépasser les anciens modèles ? Quand se dépasser soi-même ne nous mène qu’à la réalisation que l’on s’est simplement atteint. Je crois que l’on ne peut rien dépasser, qu’on ne peut qu’arriver à voir la hauteur qui est nôtre.

Oser vivre sans en créer de nouveaux ? Alors vivre sans vouloir les créer parce que vivre se suffit à lui-même pour transformer toute ancienneté en nouveauté.

 

Plume d’Éveil – De la croyance (2)

Les éveillés laissent toujours quelque chose même si c’est « si peu », trop peu pour laisser son nombril dépasser de sa chemise.

 

Oui, cela défie l’image que nous avons d’un éveillé, comme ces statues que nous avons érigées pour Bouddha, Jésus.

Oui, mais c’est nous qui leur avons construit cette image, pour nous autoriser à ne pas même tenter de s’en approcher, de les imiter.

Comme ce Jésus, né miraculeusement d’une femme vierge et se disant fils de dieu, qui a l’audace de nous demander de le suivre, nous, simples mortels ?

 

Oui et cela a permis l’émergence de puissantes églises qui asservissent les peuples, maintiennent dans l’ignorance. Pour Jésus , « vous êtes des dieux » ne parlait que de cette liberté qui est, si nous dépassons les limites de nos peurs et nos manques.

Plume d’Éveil – De la croyance

La révolution est dans le vivant, elle est ossature de la vie. Mais la religiosité qui est une forme mentale de notre relation aux choses en est son contraire. Un « sentiment vital », oui je dirai un « sentir », qui donne l’aptitude au refus, c’est à dire la possibilité de changer avec les changements du monde ou de changer le monde avec ses propres changements. Dans ce cas, la révolution vécue par un seul individu est de force à toucher toute l’espèce, voire toutes les espèces.

De l’homme et de l’animal … fin du chapitre

Au cœur de la vulnérabilité

 

Cette force méconnue

Ne pas passer à côté

On ne ferait que passer

 

Au cœur de l’intensité

L’œil du cyclone

Moment éclatant de vérité

 

Rien ne saurait y résister

La faiblesse a déjà cédé

Ne pas retourner sur ses pas

Avancer

Sans savoir ce qui se montrera

Et qu’importe

Là devant l’horizon

Confiant en ce mouvement qui nous fait

Cela s’appelle la vie.

Plume d’Éveil – De l’animal et de l’homme (7)

– Tu vis cela, par la relation que tu as avec le cheval, profondément en toi. Chaque geste, chaque mouvement, et tout ce qui ne se voit pas sont inscrits en toi.

 

– C’est pour moi, une représentation à plus petite échelle de toute la beauté de ce monde.

La beauté qui se montre et celle qui se cache.

Le cavalier n’est pourtant pas parfait. Il y a un grand nombre d’erreurs. Mais l’amour qui habite le cheval réduit en poussière ces erreurs, tout est pardonné. Et comme il y a une lecture profonde de ce qui lui est demandé, il le donne avec une générosité immense.

L’amour dans toute sa splendeur.

 

– Le cheval vient-il vers l’homme par amour ?

 

– Il n’est pas idiot.

 Pour faire avec cet amour-là, il exige des conditions.

 

– Et ces conditions ?

 

– L’éveil bien entendu.

 

– L’éveil de l’homme ?

 

– Non, de la paire, et du monde par conséquent.

Le cheval ne s’engage pas dans la relation bâtie sur l’addition un plus un est égale à deux.

Mais si on lui propose une relation bâtie sur la multiplication une fois un, il s’investit.

Plume d’Éveil – De l’animal et de l’homme (6)

– Mais pourquoi ce projet avec les chevaux Ron ?

 

– Approcher le cheval, le toucher, offre la vision d’une intelligence de la vie du plus haut niveau, d’une sensibilité implacable, d’une justesse insoupçonnable.

Devant tant de richesse on devient humble.

Devant tant de vérités silencieusement murmurées, on apprend à écouter.

Devant tant d’attention, on découvre nos infirmités.

Devant tant de générosité, on se sent mercantile et misérable.

Devant tant de sagesse, on se sent l’envie de croître.

Devant tant de grâce, on croit sentir la présence du « Divin ».