Du nouveau sur le 17 octobre 1961

Entre les lignes entre les mots

Avec l’aimable autorisation de l’auteur

La répression des Algériens désarmés désobéissant au couvre-feu discriminatoire qui leur était imposé est maintenant connue. On sait que le chiffre officiel de trois morts était mensonger et qu’elle a fait plus de 150 morts. Mais l’explication de l’événement progresse grâce aux notes laissées par le porte-parole du général de Gaulle, Louis Terrenoire, témoignage de première main qui montre l’hostilité du premier ministre, Michel Debré, à la paix avec le FLN et son rôle déclencheur dans ce drame.

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La loi sécuritaire, le bruit des bottes et le silence des pantoufles

La plume d'un enfant du siècle

Aujourd’hui, l’Etat de droit est mort. Ou peut-être hier je ne sais pas. J’ai reçu une notification sur mon portable : « Vote à l’Assemblée Nationale. 415 voix pour, 127 contre. Le projet de loi sécurité est adoptée ». Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. Beaucoup auront sans doute reconnu dans ces quelques mots introductifs un rappel de l’incipit de L’Etranger d’Albert Camus. Si j’ai souhaité débuter ce billet grave par une telle analogie c’est bien parce que je me sens complètement étranger à cette société de la suspicion qu’ils sont en train de construire, cette société où chacun surveille autrui, cette société où il y aura demain une présomption de culpabilité de fait.

Le philosophe franco-algérien met en scène, dans son roman, la thèse philosophique qu’il porte dans son essai sur l’absurde, Le Mythe de Sisyphe. Dans ledit essai, il affirme que la seule question philosophique vraiment sérieuse…

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Un deux trois soleil, fais moi rêver !

Petit Tom regarde avec insistance sa mère-grand : « Mamy, fais moi rêver ! »

« Mince alors, se dit la grand-mère, d’habitude ce sont les enfants qui inventent des rêves. »

Elle réfléchit un peu, peut être bien qu’il ne s’agit pas d’inventer, mais de raconter ?

« Oui, oui, raconte-moi quand tu étais petite ! »

Les voici, assis dans le grand sofa rouge, bien confortables dans les vieux coussins, et la voix grave, un peu rauque, raconte.

 

« J’étais petite comme toi, j’allais en vacances chez ma grand-mère, Mariette. Avec le papet, ils avaient une ferme, deux vaches, deux chevaux, un cochon, des poules, des canards, des lapins et des rats qui couraient le grenier, ah, il y avait aussi un chien.

Les chambres n’étaient pas chauffées et l’hiver, il faisait bien froid, alors Mariette mettait dans le four de la cuisinière une brique qui devenait bouillante. Elle l’enveloppait de papier journal, et glissait le tout, au fond des draps. Quand l’heure de se coucher venait, le lit était bien douillet, et longtemps les pieds gardaient le contact chaud.

Au petit matin frileux, comme il était bien difficile de sortir de cette couche, je regardais longtemps, à travers la lune des volets, le jour se lever.

– la lune des volets ?

– oui, dans les volets en bois, il y avait une ouverture en forme de croissant de lune.

– tu mettais des couches ?

– mais non, ballot, c’est un mot pour dire le lit. Pas l’objet, mais là où il fait si bon y être. »

 

Petit Tom sourit, et se pelotonne un peu plus encore, il aime, ces mots bizarres que mère-grand utilise comme des ustensiles de cuisine, il aime la chanson de sa voix qui monte et descend, agite comme la cuillère la soupe. Il rit : parfois même, des éclaboussures !

« Encore mamy ! 

– ah, je commence à être fatiguée de parler ! »

 

Petit Tom se serre encore un peu plus, alors :

« Ma grand-mère Mariette, avait donc deux vaches, chacune avait un prénom, elle les aimait avec affection. Elle aimait tous les animaux, et pourtant, elle tuait le pigeon en l’étouffant dans ses mains. C’était curieux, ce n’était pas cruel, je crois bien qu’elle faisait cela avec amour.

Le matin, elle emmenait les vaches au près, les rentrait le soir à l’étable où elles passaient la nuit. Bien sûr j’allais avec elle, et tout allait bien, sauf si nous rencontrions quelques voisins, je n’aimais pas les gens, je n’aimais pas dire bonjour. Mais ce qui était bien, c’est que Mariette ne m’embêtait pas avec ça, elle ne disait pas : Dis bonjour Michelle, dis bonjour ! Tu seras punie, Michelle !!!! ».

 

Et les voilà, partis à rire sur le sofa rouge.

« Le soir, elle les trayait ses vaches, moi je m’installais dans le fond de l’étable sur le tas de foin propre, et je lisais, des livres interdits.

– des livres interdits ?

– oui… »

Les yeux plissés de rides, brillent de malice.

« Y’avait la voisine, Mme Bignon, qui lisait des romans feuilletons d’amour et qui les donnait à ma grand-mère. On m’interdisait ce genre de lecture, mais Mariette me les filait en douce.

Ahhhh, comme il faisait bon dans l’étable, cette bonne odeur de foins mêlés, la chaleur des bêtes, le travail paisible de Mariette, la giclée de lait dans le seau en métal, le déplacement d’air dans le balancement des queues de vaches… »

 

Petit Tom, a fermé les yeux, non il ne s’est pas endormi, il est là-bas dans l’étable, Mariette, les vaches…

La giclée de lait, ne claque plus le vide du seau, elle rebondit dans la douceur blanchâtre qui mousse peu à peu. 

Ça c’était en 2011 pour La Marguerite des Possibles

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Cette année c’est Voyage

“Recueil composé de 118 récits, poèmes, nouvelles et images, conçus par 113 auteurs et illustrateurs (dessinateurs, peintres, photographes) dont le plus jeune a 7 ans, réunis autour d’un même thème, un même projet.

Ce singulier « Voyage », un Voyage pluriel, nous emporte à travers leur imaginaire, leurs rêves.
Nous rêvons… mais notre rêve ne sera pas inutile.

Les droits d’auteurs et bénéfices réalisés grâce à nos ventes sont entièrement reversés à l’association Rêves.

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Alors venez nombreux nous rejoindre. En achetant ce livre, vous participerez à la réalisation du rêve d’un enfant malade. Merci pour votre attention

Blog de Quichottine, organisatrice

Site de L’éditeur

http://www.reves.fr/

En marche vers l’hyper-régression

Entre les lignes entre les mots

Procès honteux de Pontoise, élections sénatoriales sans renouveau, agression sexuelle de Baffy, élucubrations antiféministes de Finkielkraut, plaque au langage masculin en hommage à Simone Veil, polémique sur l’écriture inclusive… L’actualité française se montre particulièrement riche en abus de conservatisme. Le sexisme et l’antiféminisme vont bon train, on le sait, mais s’affichent désormais avec excès, se renforcent, s’accélèrent, dans une volonté commune, mais pas formellement concertée, de rendre compte d’un front réactionnaire, anti-égalitaire, revendiqué. Ces excès, renforcement, accélération caractérisent l’hyper-conformisme de la situation française. Les effets du macronisme, de la montée des populismes, la convergence des deux ? Sûrement. L’émancipation des femmes, leurs revendications, acquis, luttes, ont toujours représenté les fusibles de surtension des relations sociales. Aujourd’hui, en France, les femmes, avec la fantasmagorie qui les entoure, incarnent les cibles privilégiées de la régression sociale, sans que quiconque, parmi les progressistes, ne s’en émeuve. Et c’est bien dommage.

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Donald l’imposteur, le retour. On peut brûler des livres mais pas les idées

Entre les lignes entre les mots

Les organisateurs du rassemblement de suprémacistes blancs, le mois dernier à Charlottesville, savaient parfaitement ce qu’ils faisaient en décidant d’organiser une marche nocturne aux flambeaux pour protester contre le déboulonnage d’une statue de Robert E. Lee. Ces torches brandies dans la nuit visaient à réveiller l’effroi qu’inspire le souvenir des défilés, synonymes de haine et d’agression, du Ku Klux Klan aux USA et des Freikorps (Corps francs)  d’Hitler en Allemagne. 

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5 BEAUX ENFANTS KEMET SUBSAHARIENS …

BNKMW

V enfant subsaharien - I

Des mères donnent vie à de magnifiques enfants à qui elles transmettent les valeurs et savoir de toute l’afrique qu’elles portent en elles, afin que l’Afrique demain SOIT plusBELLE et MAJESTUEUSE. Cette transmission si personne ni peuple ne vient  l’effacer, elle garantie un très bel avenir à l’Afrique et ceci conformément à la vision de ces mères pour elle.  Et on le sait la vision de la femme africaine pour l’afrique est belle et pleine de compassion …

Ces enfants sont alors de très précieuses pupilles à protéger … 

DIEU BENISSENT L’AFRIQUE SUBSAHARIENNE

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Rohingyas : Ashin Wirathu et Aung San Suu kyi dans le box des accusés

Entre les lignes entre les mots

Le nettoyage ethnique dont fait l’objet les musulmans Rohingyas ne peut rester impuni. Des milliers de pauvres innocents, des femmes et des enfants ont été tués jusqu’à maintenant. La responsabilité de ces massacres incombe principalement à deux figures importantes de l’échiquier birman : La présidente Aung San Suu kyi et le moine extrémiste Ashin Wirathu.

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